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« Je ne réponds pas d’avoir du goût, mais j’ai le dégoût très sûr. » (Jules Renard)

À voir également: Une page à soi

Les bienveillants

« A-t-on jamais vu un ciel soutenu de plusieurs horizons ? » se demandait l’amour.
« Comment une seule et unique ligne pourrait-elle porter l’immensité du ciel ? » questionna l’amitié.

Association de bienfaiteurs
Auteurs de rimes pour l’humanité,
Vous n’êtes pas mon reflet
Au grand dam de l’ego
Mais bien mon prolongement,
Je grandis d’échos
À travers le monde, ce perpétuel chantier
Que nous ne cessons de refaire
Pour mieux l’enchanter.
Comme un puzzle dans l’attente
De ne faire qu’un avec lui-même,
Comme si les variations
Précédaient le thème,
Ma cohérence est déjà certaine
De ne pouvoir faire sans
Le ciment de vos sentiments.
J’ai au fond de l’âme
Un bac à sable
Un bloc bien stable
Des forts intérieurs
De vieux châteaux qui fièrement résistent
À tous les temps qui existent
Et de jeunes immensités
Vouées à faire de nous un univers
En continuelle expansion.
J’ai découvert dans « mon ami »
La liberté qui manque à « mon amour »
Car c’est bien d’amour que je vous aime
Mais de celui qui, léger comme l’hélium,
Pèse d’un poids infini dans ma vie.
Apprenez-moi encore que la qualité
Rend dérisoire la quantité
Faites-nous atteindre les limites du dicible
À force de parcourir les terres verbales,
Soyez autant de parenthèses
Que l’on ne fermera jamais,
Autant de points-virgules
Repoussant la fin à plus tard.
Cela nous arrivera
De ne pas être d’accord,
Nous regarderons prendre leur envol
Les éclats de nos certitudes
Et de nos rires,
Je vous donnerai même parfois raison
Et reconnaîtrai mes torts.
Mais toujours, jusqu’à l’aube des premières rides
Comme au moment du dernier sourire,
La bienveillance aura son couvert
À la table de nos veillées,
Cette main placée sur l’épaule,
Ce hochement de tête
Imité par les paupières qui,
Fermant la vision des yeux
Et ouvrant la perception des cœurs,
Résument l’amitié.

Qui se reconnaîtront dans « vous » et « nous »
Ceux-là, tous ceux-là,
Ce seront tes amis.
Et si « je » résonne en toi,
Tu seras le leur.

Samedi 20 janvier 2018
21h13
Palaiseau
© Marianne Boyer

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