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« Je ne réponds pas d’avoir du goût, mais j’ai le dégoût très sûr. » (Jules Renard)

À voir également: Une page à soi

Ceux qui ont cru

Voici venu le temps
Des empreintes estampées
Des emprises, reste en paix
Des contours estompés,
De l’amour des morsures,
Des limites désamorcées,
De la nuit que l’on choisit
Lorsque le pluriel n’est plus assez.
Voici venu le temps
Des balades pour oublier
Le ballast dans le sablier,
L’eau sombre dans le puits,
De sombrer dans l’et puis
De la dernière expiration
Avant la grande inspiration,
Regarder passer les heurts,
Ne plus faire qu’une sensation
De chaque douleur.
Voici venu le temps
De rayonner de sa propre lumière
Faire la part belle à la liberté
Et se mettre à pleuvoir
Si le ciel n’est plus assez.
Voici venu le temps
Du comble du vide
Qui comble ces vies,
État amoureux
Qui ne fait pas un ni deux
Mais un bon millier,
Distingue le feint du vrai,
Dans cette seringue,
Du singulier.
Voici venu le temps
De l’effroi au réveil
De l’étroit du réel
De l’euphorie
Des faux rythmes,
Lorsque seront revenus
Ceux qui ont crû
Mais cru
Pouvoir marcher
Un peu plus loin
Que le bout de la Terre. 

À Fabrice Lomon

 

Mercredi 5 décembre 2018
21h50
Palaiseau
© Marianne Boyer

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